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Les barrages suisses doivent s’adapter au réchauffement

Publié le 30 octobre 2017 à 15h42Mis à jour le 15 novembre 2017 à 17h44

Plus de la moitié de l’électricité suisse est produite par les barrages et les centrales au fil de l’eau. Une source d’énergie propre que la Confédération aimerait développer pour réduire son bilan carbone. Problème : en se réchauffant, le climat accélère la fonte des glaciers alpins.

Plus de sable dans l’eau

En s’écoulant sur la roche, l’eau de fusion se charge de sédiments ; des sables dont la concentration augmente régulièrement dans les cours d’eau suisses. « Ces sédiments de sable sont très agressifs et érodent les turbines », explique François Avellan, directeur du laboratoire de machines hydrauliques de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Microscopique et macroscopique

Cette menace croissante met-elle en péril la stratégie climatique de la Suisse ? Pour en avoir le cœur net, les chercheurs de l’EPFL ont développé un modèle informatique permettant de décrire les très complexes phénomènes d’abrasion des turbines aussi bien au plan microscopique (la particule) que macroscopique (la turbine).

Barrages montagnards

Nantis de ces résultats, les scientifiques cherchent désormais les métaux ou les alliages qui se montreront les plus résistants dans une eau chargée de particules minérales. De ces métaux ou ces alliages seront faits les turbines de demain. Cette expertise pourrait intéresser bien des exploitants de barrages de montagne.

Dans certaines régions de l’Himalaya, où les glaciers fondent à grande vitesse, les turbines ont vu leur durée de vie chuter à un an. Partout, désormais, le réchauffement climatique met son grain de sable dans la machine économique.

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