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C02 : RTE et Ademe se penchent sur l’impact d’une hausse des prix

Publié le 31 mai 2016 à 16h50Mis à jour le 14 avril 2017 à 16h32

Le gestionnaire de réseau de transport, RTE, et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ont étudié l’impact d’une hausse du prix du CO2 sur les émissions du secteur de la production d’électricité en Europe. Une étude qui s’inscrit dans le cadre de la décision de l’Union européenne de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre (GES) à l’horizon 2030.

Les travaux, réalisés à partir des scénarios du bilan prévisionnel de RTE, montrent :

  • qu’un prix autour de 30 €/tonne de CO2, fixé au niveau européen, permettrait de diminuer rapidement les émissions du secteur électrique de façon significative de – 15%.
  • qu’un prix plus élevé, de l’ordre de 100 €/tonne, engendrerait une réduction des émissions d’environ 33 %.

A moyen et long termes, la mise en place d’un prix élevé des quotas de CO2 donnerait un signal favorable à l’investissement dans les énergies renouvelables et pourrait faciliter la rentabilité des moyens de flexibilité comme le pilotage de la demande, le stockage mais aussi les centrales au gaz.

Les centrales au charbon plus compétitives

L’étude rappelle que depuis quelques années, le contexte économique et les faibles prix du CO2 sur le Système européen d’échange de quotas d’émissions (SEQE, plus connu sous les initiales anglaises d’ETS), ont rendu les centrales au charbon plus compétitives face aux équipements au gaz, alors même que ces derniers sont fortement moins émetteurs de CO2. Ainsi, pour RTE et l’Ademe, il est clair qu’un prix du CO2 plus élevé permettrait aux centrales au gaz de retrouver leur place dans le mix énergétique, mais surtout de réduire les rejets de CO2. En outre, un prix du CO2 élevé faciliterait les investissements vers les énergies les moins productrices de CO2, notamment les énergies renouvelables.

Ce constat est dans le droit fil des propositions du Groupe Magritte, composé de grands énergéticiens européens et emmené par ENGIE. Pour ces grands du secteur, les signaux des prix actuels du marché sont trop contradictoires. Et surtout, ils ne donnent pas le bon signal dans le cadre d’une réduction des émissions de CO2. Gérard Mestrallet, le Président d’ENGIE, a porté cette parole de l’industrie énergétique, comme leader du Groupe Magritte lors de la COP21 à Paris en décembre dernier. La dizaine de grands énergéticiens européens s’est positionnée en faveur de la dynamique impulsée par la COP21, réclamant un accord ambitieux pour lutter contre le changement climatique et un « signal prix du carbone », afin de définir un cadre général pour le long terme et donner visibilité et cohérence aux politiques climatiques.

Un engagement concrétisé par la nouvelle directrice générale d’ENGIE, Isabelle Kocher, lors de l’annonce de la stratégie visant à faire du Groupe le leader de la transition énergétique.

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