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COP23 : les renouvelables boutent le charbon hors du mix énergétiques

Publié le 29 novembre 2017 à 14h39

La phase ministérielle du 23e sommet climatique mondial s’est ouverte sous de mauvais auspices. Le 13 novembre, un réseau international de climatologues (le GCP) a plombé l’atmosphère de Bonn avec ses dernières statistiques. Après trois années de stabilité, les émissions mondiales de CO2 sont reparties à la hausse en 2017 (+2 % en un an). Rendant plus difficile encore l’atteinte des objectifs de l’accord de Paris : une stabilisation du réchauffement à 1,5°C, voire 2°C d’ici la fin du siècle.

Alliance internationale anti charbon

Cette piètre performance a galvanisé la volonté des Etats pour décarboner le bouquet énergétique mondial. Dans la foulée de l’annonce du GCP, l’Italie annonçait sa sortie du charbon pour 2025. Avec 25 autres pays, le Royaume-Uni et le Canada forgeait une alliance internationale pour mettre fin à l’usage du combustible fossile. Par la voie du président de la république, la France confirmait la fermeture de ses dernières centrales au charbon d’ici à 2023.

-50 % de CO2

Dans son rapport annuel, l’agence internationale de l’énergie (AIE) indique la voie à suivre pour se conformer à l’accord de Paris sur le climat. Publié en marge de la COP 23, le World Energy Outlook 2017 estime que les secteurs de l’énergie et de l’électricité peuvent baisser de moitié leurs émissions carbonées vers 2040.

Projections en baisse

D’abord, en poursuivant la mise en œuvre des politiques climatiques déjà engagées. Parce que les compagnies d’électricité investissent, chaque année, des dizaines de milliards de dollars dans les énergies décarbonées, les experts de la l’AIE ont abaissé de 1,6 % leurs prévisions d’émissions du secteur électrique pour 2040, par rapport à celles de l’an passé.

Efforts en vue

Louable, l’effort reste insuffisant. Le Giec estime que pour stabiliser le réchauffement à 2°C, les électriciens devront abattre de 80 %, au moins, leurs rejets carbonés entre 1990 et 2050. Une seule solution, estime l’AIE : déployer plus massivement encore que ces dernières années des moyens de production utilisant les sources d’énergie décarbonées, et les énergies renouvelables, en particulier.

8700 milliards

Pour ce faire, l’agence de l’OCDE préconise de doubler la part de ces énergies dans le bouquet énergétique mondial d’ici à 2040 (soit 40 %). Un investissement dont le montant total est évalué à 8 700 milliards de dollars par Bloomberg New Energy Finance (BNEF).

Pour être pleinement efficace, cette politique devra être couplée à une électrification massive des transports, à un renforcement de l’efficacité énergétique tous azimuts et à la fin des subventions à la production et à la consommation des énergies fossiles.

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