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La France se lance massivement dans les énergies renouvelables

Publié le 12 juillet 2016 à 16h21Mis à jour le 29 mai 2017 à 11h29

C’est à une véritable révolution énergétique que se prépare la France.

Adoptée en août 2015, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte impose de réduire de 40% les émissions nationales de gaz à effet de serre entre 1990 et 2030. Le secteur de l’énergie devra contribuer à cet effort, notamment en adaptant son parc de production.

Le 1er juillet dernier, le ministère en charge de l’énergie a publié un projet de feuille de route du secteur. Couvrant la période 2016-2023, cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit de baisser de 12,3% la consommation finale d’énergie et de 22% la demande primaire d’énergie fossile.

Soumise à consultation, la PPE prévoit aussi de pratiquement doubler la capacité installée des énergies renouvelables électriques. La puissance du parc pourrait ainsi atteindre 78 GW en 2023, contre 41 GW, en 2014.

Assurer 30% de la consommation d’énergie

Cette croissance sera principalement portée par le développement de l’éolien terrestre (dont la puissance pourrait tripler, atteignant 26 GW en 2023) et du solaire photovoltaïque, dont la puissance pourrait passer de 5,3 GWc, en 2014, à plus de 20 GWc dans 7 ans.

En produisant plus de 150 TWh/an, les énergies renouvelables assureraient, en 2023, plus de 30% de la consommation finale d’énergie française contre 19% en 2014.

Le texte prévoit aussi d’augmenter de plus de 50% la capacité installée de production de chaleur d’origine renouvelable. Ces chaufferies devront produire 19 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), en 2023.

A cette échéance, les réseaux urbains devront disposer de 1,9 à 2,3 Mtep par an de chaleur et de froid renouvelables et de récupération.

Le gaz n’est pas oublié. Le texte prévoit l’injection dans les gazoducs de 8 TWh/an, en 2023, de biométhane et la production de 2 TWh/an de BioGNV. De quoi assurer 20% de l’alimentation des véhicules roulant au GNV.

Devant être présentée, dans le courant du mois, aux experts du Conseil national de la transition écologique, la PPE devra ensuite faire l’objet d’un décret qui pourrait être publié dans le courant de l’automne.

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