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Marché de capacité : c’est bien parti

Publié le 17 octobre 2016 à 16h20Mis à jour le 14 avril 2017 à 13h54

C’est la fin d’un suspens ! Le 7 octobre, la Commission européenne a finalement donné son aval à l’ouverture du marché français de capacités, dès le 1er janvier 2017.

De quoi s’agit-il ?

icone_obs1Ces dix dernières années, la pointe électrique a augmenté 2,5 fois plus vite que l’énergie consommée. Sans réforme, estime le gestionnaire du réseau de transport (RTE), les capacités de productions françaises ne permettront plus d’assurer la sécurité du réseau électrique lors de périodes de fortes consommations. Et ce, dès 2017.

 

Quelle solution ?

icone_rouageAprès une longue concertation avec les parties prenantes, RTE a conçu un mécanisme dit de capacité, incitant les producteurs d’électricité à construire ou à maintenir en activité des moyens de production de pointe tels que les CCGT.

 

 Quelles obligations ?

icone_contratLe dispositif imaginé oblige les fournisseurs d’électricité à prouver qu’ils pourront satisfaire les besoins de leurs clients en période de forte demande. Pour ce faire, ils devront acheter des « garanties de capacité ». De leur côté, les producteurs d’électricité devront faire certifier, par RTE, la disponibilité de leurs centrales de pointe et vendre aux fournisseurs, les fameuses garanties lors d’enchères de capacité.

 

Quelles conséquences pour vous ?

icone_usineLe marché de capacité relève d’une logique assurantielle : les exploitants de centrales voient leurs installations valorisées pour l’assurance qu’ils procurent au système électrique en termes de disponibilité lors des périodes de tension. Dans ce cadre, tous les clients finaux devront participer à son financement.

 

Quelle évolution pour les prix ?

icone_economie_argentLes règles définitives du marché ne sont pas encore arrêtées. Impossible, à l’heure actuelle, d’estimer avec précision le surcoût que devra régler chaque consommateur, pour financer le marché de capacité.

 

Dans ce contexte, les entreprises et industriels disposant d’un moyen autonome de production, comme des groupes électrogènes, pourront réduire ce surcoût en faisant certifier leurs capacités de production ou en autoproduisant tout ou partie de leurs besoins en période de tension électrique.