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Le biogaz, catalyseur de croissance verte

Publié le 06 décembre 2019 à 15h38Mis à jour le 09 décembre 2019 à 14h03

Le biogaz s’est imposé comme une énergie renouvelable d’avenir et son utilisation se développe rapidement. Comment est-il produit ? Faut-il des cultures dédiées ? Quels sont ses avantages et inconvénients par rapport au gaz naturel ? Réponse point par point.

La France s’est fixé des objectifs ambitieux avec la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. L’État s’est en effet engagé à parvenir d’ici 2030 à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% (par rapport au niveau de 1990) et à porter à 32% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique français.

Le biogaz est assurément l’une des solutions à développer pour réussir cette mue, mais comme beaucoup de technologies émergentes il souffre encore d’une certain manque de reconnaissance. Il s’agit pourtant d’une énergie dont la production et la consommation s’inscrivent dans un cercle vertueux et profitable à tous.

La biométhanisation, un processus naturel

Le biogaz est produit par un processus de fermentation accélérée. Différents types d’intrants (en France, ce sont en grande majorité des déchets) sont introduits à l’intérieur d’un digesteur dans lequel se produit une réaction chimique causée par l’absence d’oxygène.

Le biogaz se compose d’environ 60% de biométhane, de CO2, de vapeur d’eau et de différents autres gaz. Une fois épuré, il reste le biométhane qui peut être injecté dans le réseau et affiche des caractéristiques identiques au gaz naturel dont il ne peut pas être distingué.

Le biométhane présente l’avantage d’être la seule source d’énergie renouvelable qui peut facilement être stockée et peut servir à de nombreux usages, notamment pour produire de la chaleur ou de l’électricité, mais également en tant que carburant (BioGNV).

Un gaz vert au service de l’économie circulaire

La filière française du biogaz s’est développée essentiellement en utilisant comme intrants des déchets agricoles, des effluents industriels, des boues d’épuration ou des déchets organiques des ménages et des collectivités. Aujourd’hui, plus de 90% de la production de biométhane français est assurée à partir de déchets et un système de garantie d’origine a été mis en place, permettant une excellente traçabilité.

En France, la part des intrants provenant de cultures dédiées est limitée à 15% maximum (Décret n°2016-929 du 7 juillet 2016 pris pour l’application de l’article L. 541-39 du code de l’environnement). Dans les faits, ils n’en représentaient que 0,4% en 2016. La situation est bien différente dans d’autres pays, comme en Allemagne où les cultures agricoles énergétiques représentent 90% des intrants : près d’un million d’hectares de terres est réservé à cette activité !

Le biogaz joue un rôle clé dans les logiques d’économie circulaire. Il permet à la fois de valoriser de nombreux types de déchets, mais aussi de produire un fertilisant vert : les résidus, le digestat, composent en effet un engrais naturel qui peut être épandu sur les sols agricoles.

Des avantages sur toute la ligne

La filière du biogaz est prometteuse car elle est vertueuse aussi bien sur le plan environnemental que financier. La production et l’exploitation de cette énergie verte se traduisent ainsi par des avantages concrets pour l’ensemble des acteurs concernés :

  • Les collectivités et les professionnels des déchets bénéficient d’une solution de traitement des déchets organiques respectueuse de l’environnement à des prix compétitifs. Le biogaz permet de passer à une gestion durable des déchets, réduisant notamment la pollution des rivières et nappes phréatiques due au nitrate.
  • Les agriculteurs peuvent générer des revenus supplémentaires et diversifier leurs débouchés, réduire l’achat d’engrais, valoriser des terres pendant les périodes de jachère… mais aussi transformer lisier et fumier en un fertilisant plus facilement assimilable par les plantes et avec moins de mauvaises odeurs.
  • Les consommateurs disposent d’une énergie respectueuse de l’environnement qui améliore leur bilan carbone. Ils peuvent développer de nouveaux usages comme la mobilité verte et jouent un rôle clé pour accélérer le développement de la filière ainsi que la baisse des coûts de production. Ils participent enfin au développement économique de leur territoire, soutenant l’emploi local et le secteur agricole.

Présent sur toute la chaîne du biogaz, ENGIE en est l’un des principaux acteurs en France. Nous accompagnons les collectivités, agriculteurs et industriels dans leurs projets de développement d’unité de production de biométhane, nous achetons leur production d’énergie et nous commercialisons auprès de nos clients un biogaz dont l’origine française est garantie.

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