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Energie houlomotrice

Publié le 12 mars 2020 à 14h54Mis à jour le 19 mars 2020 à 11h24

L’énergie houlomotrice est une énergie produite à partir du mouvement des vagues.

 

“Énergie houlomotrice”, quèsaco ?

L’énergie houlomotrice, appelée parfois “énergie des vagues”, est une énergie qui utilise la puissance du mouvement des vagues.

Elle tient son nom de sa matière première naturelle : la houle !

Sous l’effet du vent, une onde mécanique se propage à la surface de la mer, formant des vagues. Parfois étendues sur des centaines de kilomètres, ces vagues dégagent une énergie cinétique très puissante. Il est possible de convertir cette énergie cinétique en électricité : on parle alors d’énergie houlomotrice.

Historiquement, les premières utilisations de l’énergie houlomotrice servaient à alerter les marins de conditions climatiques dangereuses. Une cloche était alors actionnée par les vagues, lorsque les rochers étaient couverts par la houle. Quelques siècles plus tard, ce sont des Français, la famille Girard, qui déposent le premier brevet sur l’énergie houlomotrice en 1799.

 

L’énergie houlomotrice surfe sur la vague du renouvelable

L’énergie houlomotrice présente un potentiel très intéressant dans le cadre de la transition énergétique. Renouvelable voire inépuisable, elle repose sur le mouvement naturel et quasi-ininterrompu des vagues.

Avec 71% de la surface de la Terre recouverte par les mers et les océans, le Conseil mondial de l’énergie estime que 10 % de la demande annuelle mondiale d’électricité pourraient être couverte par l’énergie houlomotrice.

En France, ce potentiel est renforcé par la présence de la côte Atlantique. L’énergie houlomotrice issue de nos côtes pourrait ainsi fournir 93% de notre consommation électrique annuelle, soit 420 milliards de kilowattheure.

Toutefois, il faut tenir compte de nombreuses contraintes qui incombent à l’énergie houlomotrice. Elle demeure une technologie difficile à maîtriser en raison de l’instabilité et de l’hostilité de l’océan.

Les systèmes installés au milieu de ce cadre marin doivent être résistants aux intempéries, de même que les entretenir peut être un défi en fonction des conditions climatiques. C’est pourquoi, si elle est intéressante, l’énergie houlomotrice n’est aujourd’hui qu’à un stade précoce de son développement.

 

Les différentes techniques de récupération de l’énergie houlomotrice

Il existe à ce jour plusieurs techniques de récupération de l’énergie houlomotrice :

  • La chaîne flottante articulée, qui est la méthode la plus courante et la plus maîtrisée. Aussi appelée “serpent de mer” en raison de sa forme, elle fonctionne grâce à de longs flotteurs alignés dans le sens du vent et perpendiculaires aux vagues. Leur oscillation va ensuite actionner une turbine qui permet de comprimer un fluide hydraulique.
  • La colonne à oscillation verticale. Celle-ci se base une une structure flottante qui génère une force centrifuge afin d’activer une pompe.
  • La paroi oscillante immergée, qui elle est entièrement immergée sous la mer, et oscille grâce au mouvement des fonds marins.
  • Le capteur de pression en immersion. Ancré sur le fond marin, ce système capte le mouvement orbital des vagues.
  • La colonne d’eau : il s’agit d’une autre structure flottante où l’eau portée par les vagues entre et sort, permettant de comprimer et décomprimer l’air. C’est cet air comprimé qui permet d’actionner une turbine.
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