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Taxe énergie

Publié le 12 mars 2020 à 14h54Mis à jour le 19 mars 2020 à 11h52

Plus souvent appelée “CCE”  ou “taxe carbone”, la taxe énergie est une mesure environnementale qui vise à taxer les émissions de dioxyde de carbone.

 

Taxe énergie, késaco ?

La taxe énergie est une augmentation du prix de vente de produits ou services occasionnant l’émission de gaz à effet de serre. En France, où elle a vu le jour en 2014, elle est appelée « contribution climat énergie » (CCE).

Exprimée en euros par tonne de CO2, elle est directement prélevée sur le prix final d’un bien ou d’un produit, comme le prix final de l’essence, par exemple.

 

La taxe énergie, objectif : rendre les énergies vertes plus compétitives !

La répercussion de la taxe énergie sur les produits finaux élève leur prix proportionnellement aux émissions de CO2 qu’ils occasionnent de par leur production et leur utilisation.

Cette augmentation du prix rend les produits “propres” beaucoup plus compétitifs !

Par exemple, le prix d’un produit qui nécessite des milliers de kilomètres à être distribué reviendra plus cher, ce qui incitera le consommateur à privilégier un produit local.

C’est pourquoi l’on parle de taxe «pigouvienne» (du nom de l’économiste Arthur Cecil Pigou), soit un type de taxe visant à intégrer les coûts sociaux et environnementaux négatifs de l’activité économique de certains produits et services. Ainsi, elle sanctionne financièrement les émissions sur le principe du pollueur-payeur.

 

Comment marche la taxe énergie ?

Pour les Français, cette taxe correspond à une hausse des prix de la plupart des énergies fossiles : essence, gaz, charbon et gazole.

Pour les entreprises, la taxe carbone aura plutôt une répercussion sur certains secteurs polluants comme le bâtiment ou les transports.

La taxe énergie est revue tous les ans, pour que son augmentation se fasse en douceur, offrant un temps d’adaptation aux énergies vertes  et aux mobilités douces.

 

D’où vient la taxe énergie ?

C’est lors du Protocole de Kyoto en 1997 que l’idée d’une taxe énergie germe.

Elle sera actée au Grenelle de l’Environnement en 2007, puis finalement mise en oeuvre en 2014 par le gouvernement Ayrault, où elle est baptisée “CCE”  (Contribution Climat Énergie).

Lors de l’Accord de Paris de la COP21, la France ainsi que 46 autres pays signataires se sont engagés à appliquer la taxe énergie. Son application diffère selon les pays pour s’adapter aux modes de production et aux habitudes de consommation de chaque pays.

La taxe énergie était de 7 euros en 2014, et a atteint 44,60 euros en 2018.

Toutefois, le gouvernement a récemment décidé de ne plus augmenter ce chiffre en réponse au cahier de doléances des Gilets Jaunes. Si elle n’est donc pas abandonnée, son montant restera fixe jusqu’à nouvel ordre.

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