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Energies vertes : comment la Brasserie du Pays Flamand est passée au vert ?

Publié le 12 juin 2020 à 18h51Mis à jour le 08 septembre 2020 à 11h56

Cette brasserie a été créée en 2008 par 2 passionnés de l’art brassicole partageant des mêmes valeurs environnementales. 12 ans plus tard, elle emploie 28 personnes, sur 2 sites de production, et leurs fondateurs n’ont rien perdu de leur foi en un monde durable. Leurs actions sur l’énergie est une façon concrète de contribuer à la défense de la planète.

Rencontre avec Olivier Duthoit, fondateur, co-gérant et Responsable Exploitation de la Brasserie du Pays Flamand (département du Nord).

Pourquoi le développement durable est important pour la Brasserie du Pays Flamand ?

Nous fabriquons des produits sains, non additivés. Il est donc logique d’inscrire notre développement en se souciant de l’impact sur notre environnement. Il y a 2 ans, nous avons décidé de localiser notre nouveau site sur une friche industrielle pour ne pas utiliser des terres arables. Nous y avons planté des arbres en collaboration avec une école, afin de rendre la friche plus harmonieuse et contribuer à revitaliser le sol. Nous y avons installé des ruches en favorisant la réintroduction d’une espèce d’abeilles. Une étude est en cours afin de déterminer si l’analyse du miel produit pourrait servir d’indicateur de dépollution du site.

Dans la même logique, nous avons pris différentes décisions afin de limiter notre impact environnemental : envoi de nos rejets organiques en méthanisation, utilisation de biogaz à hauteur de 10 % de nos achats, utilisation d’électricité verte, mise en place d’économies énergétiques dans nos process. Nous recherchons également des solutions qui nous permettront de tendre à long terme vers une plus grande autonomie énergétique et sur la diminution de l’ensemble des consommations. Le coût de l’énergie est important, de 6 à 7 % du prix de revient. Nous voulons donc faire rimer économie avec écologie !

Nous incitons également notre personnel à venir en vélo.

L’objectif de toute notre démarche est de limiter au maximum notre empreinte environnementale. C’est la philosophie qui unit l’ensemble du personnel !

Pourquoi avoir fait le choix du biogaz ?

Le brassage produit des résidus, de la drêche de malt, de houblon et de levures. La GAEC du Trou Bayard, voisine de notre implantation, s’est dotée d’un méthaniseur. En leur confiant nos déchets, nous gagnons deux fois. Déjà en les recyclant durablement. Et aussi en permettant, tout à côté de chez nous, la production du gaz vert à laquelle nous contribuons. La boucle est bouclée ! Vive la valorisation locale !

Comment ENGIE vous accompagne-t-il ?

En ENGIE, nous avons trouvé un partenaire avec lequel nous partageons des mêmes valeurs, et pas simplement un fournisseur. Cette proximité est importante et nous permet de nous engager plus résolument et plus vite dans la voie durable.

Nous cherchons en permanence le moyen d’ancrer encore plus notre activité dans la préservation de l’environnement et des ressources. Notre interlocuteur ENGIE Entreprises & Collectivités, David Moustaj, nous apporte toute l’expertise du groupe ENGIE et des solutions innovantes pour rendre possible tout ceci.

En ce qui concerne le gaz vert, il s’agit d’un véritable travail en commun. Nous fournissons les déchets au méthaniseur en permettant ainsi le développement de son activité. Et ENGIE, dans le cadre de son partenariat avec la GAEC, rachète le gaz vert produit et le réinjecte dans le réseau.

Pour les refroidisseurs nécessaires à la fabrication de la bière, nous avons un contrat d’électricité 100 % verte avec ENGIE.

Avez-vous d’autres projets contribuant à la préservation de l’environnement ?

Oui, bien entendu. Se mettre au vert, sans modération, pour notre brasserie c’est tout sauf faire de la « mousse » ! Nous ne faisons pas des « coups » pour faire parler de nous mais parce que la défense d’un monde plus durable est ancrée en nous.

Nous avons le projet de doter un futur bâtiment de panneaux photovoltaïques pour environ 2 000 m2. Les plans ont été conçus pour cela. Une discussion est en cours avec ENGIE sur cette installation et notamment avec sa filiale Reservoir Sun. L’objectif est d’autoconsommer l’électricité produite. Pour les périodes les moins ensoleillées, nous achèterons en complément de l’électricité verte, mais pour les mois estivaux, nous espérons autoconsommer jusqu’à 100 % de nos besoins en électricité.  Le choix de l’autoconsommation solaire s’appuie sur le besoin d’être plus autonome. Nous bénéficierons à l’avenir d’une énergie disponible et locale, encore plus compétitive car les coûts du solaire ont baissé et vont continuer. La brasserie pourra ainsi sécuriser son approvisionnement en électricité et mieux maîtriser ses coûts sur une longue durée.

Un autre objectif est d’utiliser à moyen terme 100 % de gaz vert.

Nous allons également travailler pour réduire encore la consommation de nos process de fabrication. En préchauffant l’eau (disponible à 14°C) grâce au soleil, nous envisageons atteindre une température de 30 à 40 °C. Ceci réduirait d’autant l’énergie nécessaire pour la porter aux 80° C requis par notre process de fabrication. Quand on sait que la fabrication d’1 litre de bière en nécessite 5 d’eau, il y a là un gisement d’économie énergétique et aussi financière ! Sachant que nous avons déjà réduit sur ce poste, car en moyenne 7 à 8 litres d’eau sont généralement la norme.

Quels enseignements tirez-vous de la crise du Covid-19 ?

La crise nous a sérieusement touchés comme tout le tissu économique. Le confinement brutal a été particulièrement dur à gérer dans la mesure où le cycle de production s’étend sur 5 à 6 semaines… Et là, il a fallu tout arrêter du jour au lendemain. Mais on s’est organisé.

À cette occasion, j’ai pu constater encore combien nos équipes sont solidaires. Leur motivation exceptionnelle a permis de remettre en question la façon de travailler et d’imaginer de nouveaux procédés. Nous avons souffert, mais nous avons la fierté d’avoir payé les salaires de tous nos collaborateurs.

Il a fallu trouver d’autres façons de toucher nos clients. Pendant le confinement nous avons eu une activité réduite de vente par « drive ». Et maintenant début juin, c’est la reprise de l’activité et tout le monde est prêt à se retrousser les manches pour remettre en route notre appareil de production ! Sur le plan humain, on en ressort plus solides. Unis dans la tempête vers un même cap !

Sur le plan personnel, moi qui suis habituellement présent en continu sur notre site de production, j’ai découvert la possibilité de conserver un lien social à distance. Et j’ai aussi apprécié que David Moustaj, mon interlocuteur chez ENGIE, m’appelle durant cette période. C’est important et sécurisant de savoir qu’un partenaire reste proche et disponible, en toute situation.

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