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Mix énergétique

Publié le 12 mars 2020 à 14h54Mis à jour le 19 mars 2020 à 11h39

Le mix énergétique désigne la répartition des différentes sources d’énergie primaire dans la production énergétique d’un pays.

 

Un savant mélange : à chacun son “mix énergétique”

Devenue incontournable du vocabulaire de l’énergie, il n’est pas rare de rencontrer l’expression “mix énergétique”.

Cet anglicisme s’est imposé à mesure les enjeux de transition énergétique ont pris de l’ampleur. On le traduit en français par “bouquet énergétique”.

Si l’on parle de mix énergétique, c’est parce qu’un pays n’utilise pas seulement une seule source d’énergie pour ses différents besoins. Nucléaire, solaire , hydraulique  ou encore géothermique , chaque pays possède son propre mix énergétique unique qui est le résultat de plusieurs siècles de développement.

L’histoire du pays, mais aussi son climat et sa géographie vont fortement impacter sur son mix énergétique.

Par exemple, l’Islande, pays à forte activité volcanique, produit la majorité de son électricité grâce à la géothermie . Deuxième producteur mondial de pétrole et tributaire des deuxièmes plus grandes réserves prouvées au monde, l’Arabie Saoudite, quant à elle, possède un mix énergétique essentiellement constitué d’énergies fossiles.

Si chaque mix énergétique fonctionne comme une empreinte digitale unique d’un pays, on parle aussi de mix énergétique mondial. Sans surprise, celui-ci repose essentiellement sur les énergies fossiles, soit 81,4% en 2015 selon les dernières données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Un déséquilibre qu’il nous faut à tout prix changer pour limiter le réchauffement climatique. Bonne nouvelle : les énergies décarbonées sont en plein boom et représentent 33,7% de la production mondiale.

 

Le mix énergétique français en question

Depuis le milieu des années 2000, le mix énergétique français est resté relativement stable.

Après les premiers chocs pétroliers des années 70, l’Hexagone a fait le choix de développer la filière du nucléaire, qui domine encore aujourd’hui le mix énergétique français. Ainsi, les 58 réacteurs nucléaires français ont produit 63 130 MW en 2018, soit 71,7% de l’électricité consommée.

En 2015, le mix énergétique français se composait de :

  • 42,5 % de nucléaire
  • 30,6 % de pétrole
  • 14,2 % de gaz
  • 3,3 % de charbon
  • 9,4 % d’énergie renouvelables.

Aujourd’hui, c’est sur ces derniers 10% que se concentrent tous nos efforts.

La loi de transition énergétique votée par la France en 2015 a considérablement changé la donne de notre mix énergétique. Désormais, nous visons à diviser par deux la consommation totale d’énergie d’ici à 2050, de faire passer de 75 à 50 % en 2025 la part de l’électricité tirée du nucléaire, et d’augmenter de 32 % la part d’énergies renouvelables en 2030.

Point positif, les énergies fossiles reculent face à la montée de ressources plus propres et renouvelables. C’est le cas de l’hydraulique (12,4% de l’électricité en 2018, soit une hausse de 25% par rapport à 2017), ou encore l’éolien (5,1%) et le solaire (1,9%), soit des augmentations respectives de 15,3% et 11,3%.

 

Lumière sur le mix énergétique français : retrouvez l’intégralité de notre décryptage sur le site du Groupe ENGIE.

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